Chronique Écrivain – Jo Ann Von Haff

Heline Lefranc - 30 septembre 2021

Jo Ann von Haff  est romancière et éditrice indépendante. Elle est née en Angola mais a vécu à Cuba, au Portugal, en Afrique du Sud et en France où elle a fait des études de psychologie.
Ses romans sont publiés aux Éditions Bookmark, BMR (Hachette), Charleston et chez France Loisirs. LES NOCES DE JADE ont été finalistes du Prix du livre romantique de 2018.

Bonjour Jo Ann,

Comment vous sentez-vous en cette période perturbée ?
Cela fait dix ans que je suis romancière et éditrice indépendante, je télétravaille depuis longtemps ce qui fait que ma vie n'a pas réellement changé professionnellement, même si pas mal de projets ont été annulés ou reportés pour cause de pandémie, les salons du livre ont été annulés, les rencontres... Il ne faut même pas y penser...
Je pense qu'il ne faut pas stresser pour des situations que je ne peux pas contrôler, d'autant plus que tous mes proches sont encore là, en bonne santé, même ceux qui sont tombés malades du le virus de l'apocalypse.
Alors ça va.

Vraiment.

A quel âge avez-vous commencé à écrire ? Aviez-vous une vocation ? Est-ce venu par hasard ?
J'ai commencé à écrire au collège, par mimétisme. J'avais des amies qui écrivaient, je voulais faire pareil.
Mais là où ce n'était que passe-temps pour elles, c'est devenu bien plus important pour moi au fil du temps, jusqu'au point où je ne voulais que ça.
Plus de vingt ans plus tard, je ne veux toujours que ça !

Par qui avez-vous été influencée ?
Personne. 🙂
Je n'ai pas un modèle, je suis le mélange de tous les romans que j'ai lus, tous les films que j'ai vus.

Quand écrivez-vous ? Avez-vous un rituel d’écriture ? Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs rêvant de devenir écrivain ?
J'écris dès que je peux, je n'ai pas de rituel. Je n'ai pas besoin d'être dans un état d'esprit particulier, je n'ai pas besoin d'un thé en particulier (je bois de l'eau), je n'ai pas besoin de silence (je peux écrire avec du monde autour sans souci).
Mon rituel se résumerait donc à « je m'assieds, j'ouvre mon mon document et j'écris ».
Devenir écrivain veut juste dire « écrire ».
Donc si vous écrivez, vous êtes déjà écrivain.
Peu importe si c'est de la fiction, de la poésie, des mémoires.
Être écrivain n'est ni mythe ni fantasme, on écrit, on relit, on fait relire, on lit les autres, et on recommence.
Plus on écrit, mieux on écrit. C'est vraiment comme pour les forgerons.

Que représente pour vous l’écriture ?
C'est ma passion, ma vocation, ma mission, mon évasion, mon ikigaï.
Le fait d'imaginer des mondes entiers, de toucher ses lectrices, de les émouvoir, c'est de la magie.

Est-ce facile d’être écrivain en Angola ? Comment vivez-vous votre notoriété ?
Pour commencer, je n'ai pas de notoriété ! XD
Et ce n'est pas facile d'être écrivain, nulle part. Sinon, j'ai quitté l'Angola fin janvier pour la France, juste avant la fermeture des frontières. J'espère changer !

Que souhaitez-vous à votre pays pour les années à venir ?
De la paix effective?
L'Angola a beau être en paix depuis plus d'une décennie, tant qu'on ne se sentira pas en sécurité, ce ne sera pas la vraie paix.
Pour le reste, nous sommes assez résilients. 

 

https://mailchi.mp/d6e70505f346/joannvonhaff

www.joannv.com

Jo Ann von Haff | Histoires

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