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Autres monuments de la ville

En dehors des églises, musées et galeries, voici d’autres monuments notables de la ville qui ne se visitent pas pour la plupart mais que vous pourrez apercevoir dans Luanda.

Palais présidentiel

Palais présidentielÀ son arrivée à Luanda, Paulo Dias de Novais s’installe à Ilha de Luanda. Puis il construit son quartier général sur la montagne appelée ipso facto, Morro de São Paulo de Loanda, actuelle forteresse São Miguel.

Les missionnaires jésuites qui, à l’époque, ont bénéficié des terres, construisent l’hôpital de la Misericordia et un complexe architectural composé d’une imprimerie, d’une église (Igreja do Jésus), d’un archevêché, d’un collège et d’un couvent devant lequel se trouve le jardin présidentiel appelé alors Jardin São Antonio.

Au cours de l’année 1750 éclate un différend entre le royaume du Portugal et la congrégation des jésuites. Cette dernière est expulsée et le gouvernement local de l’époque occupe la majeure partie du complexe. Il est resté longtemps fermé puis fut restauré pour en faire un palais présidentiel. La configuration du bâtiment est originale et d’un style qui laisse libre cours à la sensibilité et à la fantaisie de l’architecte. Le président José Eduardo Dos Santos est le premier président à s’y installer en 2003.

Palais Dona Ana Joaquina

Palais Dona Ana JoaquinaSitué sur l’avenue Major Kayangula, tout près du Ministère des affaires étrangères, le palais Dona Ana Joaquima est le plus bel exemple d’architecture civile en Angola, notamment par la beauté de ses proportions et l’harmonie de sa façade principale. Le bâtiment est peint en jaune. De longues marches conduisent vers un large parvis d’entrée. C’est un modèle typique du XVIIème siècle.

Dona Ana Joaquima Dos Santos Silva fut l’épouse d’un colon portugais. À la mort de celui-ci, elle hérite de l’édifice et de tous ses biens. Comme son défunt mari, elle participe largement au commerce des esclaves. Pour échapper à la commission anti-esclavage, elle fait construire un tunnel qui conduit vers l’océan afin d’amener les esclaves vers les navires.

Avant l’indépendance, une école commerciale est installée dans cet édifice, puis il est occupé par des réfugiés des guerres internes vers les années 1980.

Le palais Dona Ana Joaquina était un chef-d’œuvre digne de protection et de conservation mais, malheureusement, il a été complètement détruit et reconstruit selon le plan d’origine, en 2003. De ce fait, il a perdu son statut de monument national. Le palais abrite actuellement le tribunal des affaires criminelles de Luanda.

Palais de Fer

Palais de FerCe palais est situé sur la rue Direita de Luanda, actuelle rue Kanyangulo, face à la direction de la compagnie de diamants d’Angola : Endiama. Cet élégant et luxueux édifice est une œuvre des ateliers de Gustave Eiffel, ingénieur français (1832-1923), constructeur de ponts et de tours métalliques. C’est à juste titre qu’il est aussi appelé « la fierté française en Angola ». Il n’est pas unique en son genre; en effet, en Afrique australe, il en existe un modèle similaire à Maputo, au Mozambique.

D’après nos recherches, l’existence du palais de fer, date des années 1880-1896, à l’instar d’autres monuments très célèbres dans le monde, comme le palais de Verre de Porto, ou la statue de la Liberté à New-York.

Il n’existe pas encore d’information crédible, à propos de son histoire en Angola. Cependant une version persiste. Un navire qui transportait cette structure et qui se rendait à une exposition internationale, dut faire escale à Luanda en raison d’une panne. En fait, son voyage s’arrête là. La structure métallique est rachetée par une firme commerciale d'exploitation de canne à sucre et est montée à Luanda. Après la guerre de 1975, le palais de Fer est abandonné. Pour des raisons artistiques, il est récupéré et sert de siège administratif à quelques services de l’Etat comme l’institut d’assistance sociale d’Angola, le secrétariat d’Etat des sciences sociales et la direction des arts du secrétariat d’Etat à la culture.

Enfin, le Ministère de la culture cède le palais de Fer à Endiama. En coulisses, les discussions se poursuivent. Un des projets actuels des spécialistes de la culture serait de faire de cet édifice historique et artistique un forum pour les jeunes, un autre serait d’accueillir le musée du diamant.

Palais du Gouverneur

Palais du gouverneur en 1966Le palais du Gouverneur, avec ses jardins fleuris, est situé rue Tchekamanga au sommet de la ville haute. Dans son ensemble, il fait montre de la beauté architecturale de la capitale angolaise.

Autrefois, appelé Casa do Governador Palacio Geral, Palacio de Residencia de Governadores, ses travaux commencent en 1607 et 1611, sous l’administration du gouverneur D. Manuel Pereira Forjaz. En 1621, le gouverneur João Correia de Sousa poursuit la construction. Le plan souffre de quelques retouches. En fait, les premiers édifices servent de résidence aux gouverneurs contrairement à l’idée initiale qui était d’ériger un hôtel de ville.

En 1761, le gouverneur Antonio de Vasconcelos, considérant le palais impropre aux besoins pour lesquels il avait été conçu, en démolit une partie et construit un modèle qui se rapproche du genre architectural brésilien de l’époque. Entre 1797 et 1802, le gouverneur Luis de Mota Feo e Torres entreprend les modifications qui améliorent le palais. Il y ajoute une grande salle des fêtes. Durant trois siècles, sont utilisées des pierres, de la chaux, des briques fabriquées à Luanda et du bois de Cabinda, de São Tomé et du Brésil. Pour les dernières rénovations (1946-1951), on emploie des matériaux en provenance du Portugal.

Actuellement y sont installés le Ministère du Plan et les services connexes. En face du palais des Gouverneurs se trouve le jardin présidentiel où se déroulent parfois les fêtes de la haute bourgeoisie.

Poste et Télécommunications

Dans un pays aussi vaste que l’Angola, les communications sont vitales. Le Portugal a créé le Service des Postes et Télécommunications dès 1789. La liaison télégraphique par câble sous-marin, Luanda-Lisbonne est assurée dès 1886 et, avant les années 1940, il existe déjà à travers le pays des communications par téléphone, télégraphe ou radio. Le bâtiment près de la Marginale a réouvert en août 2012.

Banque Nationale d’Angola

Banque Nationale d’AngolaL’édifice de la Banque Nationale d’Angola, situé sur l’avenue 4 de Fevereiro, a été inauguré le 7 septembre 1956 par le président de la République portugaise, le général Craveiro Lopes. Les deux auteurs principaux de cet édifice sont l’architecte Vasco de Morais Palmeira Regalaria et le conseiller technique José Carlos Pinheiro da Silva.

C’est une architecture typiquement portugaise. Son aspect monumental, sa kyrielle de fenêtres blanches, cherchent à affirmer le symbole de la prospérité et de développement que représente la Banque nationale. Celle-ci dispose d’un réseau de succursales couvrant tous les chefs-lieux de provinces.

A l’intérieur, on peut apprécier les azulejos qui retracent :

  • La première excursion des portugais à la recherche du nouveau monde.
  • L’arrivée des premiers portugais en Angola commandés par Diogo Cão.
  • La présentation du roi du Portugal Don João II en Afrique.
  • La libération de l’Angola de l’occupation hollandaise.
  • L’évangélisation des missionnaires jésuites.
  • La construction de l’Angola.

Hôpital Maria-Pia - Josina Machel

Hôpital Maria-Pia et le ministère de la santéL’hôpital central communément appelé Maria Pia, du nom de la reine portugaise qui l’a fait construire, est situé en amont de l’avenue du 1° Congresso do MPLA. Il a été construit en 1884, à côté de l’église Saint-Joseph, sur le terrain où existait, dans les années 1883, l’hôpital militaire. Cet hôpital est également connu sous le nom de Josina Machel, femme mozambicaine militante et première épouse de Samora Machel, ancien président du Mozambique, disparu en 1986 dans un crash d'avion.

Source : Bem-vindo Luanda, 2007, de Matéus K. Kavula

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