Acheter de l’Art Contemporain Angolais… et pourquoi pas ?

La foire d'art africain 1:54 à New York en 2015

Quelques mots sur l’Art Contemporain Angolais  

La scène artistique Angolaise est très dynamique et de nombreux jeunes artistes reçoivent depuis quelques années une reconnaissance internationale.

KAPELA - "Bread + Fish" 133 x 98cm - framed - 2017 : Akz 650.000
KAPELA - "Bread + Fish" 133 x 98cm - framed - 2017 : Akz 650.000

Adriano Mixinge est connu des amateurs d’art pour avoir initié le projet   "Angola, mon amour" au Musée du Quai Branly à Paris en 2008 puis, trois ans plus tard, l’exposition  "Angola, figures du pouvoir". En 2009, il a fait paraître des réflexions sur l’art contemporain de son pays d’origine qu’il avait intitulées "Made in Angola : arte contemporânea, artistas e débates" (paru aux éditions L’Harmattan).

En 2013, l'Angola avait reçu les honneurs pour sa première participation à la Biennale de Venise en recevant "Le Lion d'Or" de la meilleure participation nationale. Cette récompense très convoitée avait été attribuée tout particulièrement au photographe Edson Chagas pour son travail "Luanda, Encyclopedic City".

2015 fut une année faste pour l’art angolais puisque pour la première fois, une galerie angolaise, Tamar Golan Gallery, a participé à une foire artistique internationale, et pas des moindres : "1:54" à Londres ! Kapela, Van, Toy Boy et Joana Taya y avaient représenté l’art angolais.

MARIO MACILAU, visite de clients à la galerie MOV´ART
MARIO MACILAU, visite de clients à la galerie MOV´ART

La participation de la galerie ELA successivement à "Joburg Art Fair" en septembre 2016, à "Cape Town Art Fair" en février 2017 puis à la Foire d’Art Africain Contemporain "Art Paris Art Fair" au Grand Palais (avec Kapela Paulo, Pedro Pires et Binelde Hyrcan) témoigne de la structuration de la scène artistique angolaise.

Les évènements s’enchaînent de plus en plus vite puisqu’en 2017, une délégation conduite par la ministre de la Culture, Carolina Cerqueira, s'est rendue à la 57e édition de la Biennale de Venise avec une exposition sur la trajectoire de l'histoire de l'Angola à partir du regard poétique du cinéma et de la musique populaire, notamment un court-métrage de l'artiste António Ole.

Cette année également, la foire "1:54" s’est tenue à New York et c’était au tour de la galerie MOV’ART d’y amener un artiste angolais : Ihosvanny Cisneros.

L’équipe de VEA, en simple amateur non éclairé, s’efforce de partager avec vous dans l’agenda tous les vernissages et expositions qui se succèdent à Luanda et vous livre aujourd’hui sans ambition d’exhaustivité ni d’expertise la vision de trois de nos partenaires dans le domaine.

Dominick Tanner, curateur de la galerie ELA, nous livre sa vision de l’Art Contemporain Angolais

PEDRO PIRES - "Pause#1" - 92,5 x 73,5cm - burnt cotton paper - framed : 2017 : Akz 350.000
PEDRO PIRES - "Pause#1" - 92,5 x 73,5cm - burnt cotton paper - framed : 2017 : Akz 350.000

Dans l’esprit du Prix Nobel 2004 Wangari Maathai, l’Art Contemporain Angolais devrait s’engager dans un processus de discussion active entre résidents avertis, qu’ils soient nationaux ou non-nationaux, pour changer de perspective : plutôt que de se demander ce que le monde doit à l’Afrique en général ou à l’Angola en particulier, il conviendrait de réfléchir à ce qu’ils se "doivent à eux-mêmes".

Cela est valable non seulement pour les galeries basées en Angola et qui représentent des artistes angolais, mais également pour les porteurs de projets angolais. Il s’agit de définir et développer ce qu’est l’Art Contemporain Angolais et quelles sont ses évolutions, sur le territoire national comme à l’étranger.

KAPELA - "Castro" 87 x 72 cm - mixed media - framed - 2017 : Akz 450.000
KAPELA - "Castro" 87 x 72 cm - mixed media - framed - 2017 : Akz 450.000

Il est ainsi fondamental que des projets émergent de l’intérieur, plutôt que d’être amenés de l’extérieur par des institutions européennes ou américaines, de plus en plus nombreuses à s’intéresser à l’Art Contemporain en Afrique. Ces projets sont parfois plaqués de façon artificielle et leurs démarches ne portent pas toujours au mieux les intérêts de l’art.

D’après Dominick Tanner, l’art contemporain angolais pourrait faire sien le mot d’ordre du leader Cap Verdien / Guinéen Amílcar Cabral, la lutte continue, "a luta continua". En effet 60 ans après l’indépendance, les Angolais continuent de lutter pour "décoloniser les esprits et reprendre la main sur l’initiative créatrice dans l’Histoire à travers un véritable contrôle de tous les moyens d’auto-définition communautaire dans le temps et dans l’espace" (Ngugi, 1986). L’art contemporain angolais en est encore à ses prémisses et la seule certitude est que les artistes angolais possèdent un formidable don en termes d’imagination, d’émerveillement et de force ludique et que ces dons, correctement dirigés, peuvent leur permettre de voir au-delà de l’état d’esprit de préservation culturelle qui a prévalu jusqu’à aujourd’hui, et de libérer enfin la magie du "Véritable Ubuntu".

Vous pouvez joindre la galerie ELA pour organiser une visite à votre convenance au 921 58 33 17 / 912 02 47 25.

PEDRO PIRES - « Explosion#1" - 92,5 x 73,5 cm - burnt cotton paper - framed - 2017 : Akz 350.000
KAPELA - "Ali" 96 x 73 cm - mixed media - framed - 2017 : Akz 450.000
PEDRO PIRES - "Ephemeral#1"- 92,5 x 73,5 cm - burnt cotton paper - framed : 2017 : Akz 350.000

Janire Bilbao et Lauren Pereira, duo de choc qui dirige la galerie MOV’ART, nous encouragent à investir.

MARIO MACILAU, Unico sentido, Sem titulo, ED. 3/6+2AP, FOTOGRAFIA, 71x101cm, 2015

“L'art contemporain africain est en train d’émerger et c’est plus que jamais le moment d’investir. À mesure des acquisitions par les musées et les collectionneurs, la valeur des oeuvres atteint de nouveaux sommets. Le mois dernier, Sotheby’s, qui vient de créer un département d’art contemporain africain, a réalisé avec succès sa première vente aux enchères de ce type et deux artistes angolais y étaient représentés.

Accroitre la présence internationale des artistes à travers la participation à des foires et la réalisation de ventes à l’étranger a un impact direct sur la valeur future des oeuvres. MOV’ART Gallery a ainsi présenté des oeuvres de l’artiste angolais Ihosvanny cette année à la Foire d’Art Contemporain Africain "1:54" à New York.

Les prix des oeuvres exposées à la galerie MOV’ART varient de 250 000 AOA à 2 millions de Kwanza et dans l’état actuel des taux de change, l’art est un investissement stratégique à faire en Kwanza.

MOV'ART - ALBANO CARDOSO, Ixi city (signature livre photo)

L’Art Contemporain Angolais peut constituer un début de collection abordable qui prendra assurément de la valeur dans les années à venir.

La galerie MOV’ART accueille les visiteurs tous les jours de midi à 20h, y compris le week end. Vous pouvez également convenir d’un rendez-vous. Vous trouverez sur le site www.movart.co.ao les expositions en cours et des oeuvres à la vente dans la « E-galerie ».

MUAMBY WASSAKI, Arteologia (in exposition), Sem titulo n4 Sculpture of stone, 2017 
IHOSVANNY, Downtown now, Sem titulo n 12, Mixed on canvas, 80x100cm, 2015

Sources : Site africultures, site angop
Crédit photo : Janire Bilbao, Lauren Pereira et Dominick Tanner

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