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Musique et danse

Danse

Tous les angolais aiment danserLe Semba est un des styles musicaux angolais les plus populaires devant la Maringa, Kabetula, Kazukuta et le Caduque. Selon certains chercheurs, l’origine du semba vient de Massemba (umbigada) et du Lundu, d’origine portugaise. Il se danse à deux, avec des pas distincts (de la part des messieurs) suivis des dames avec des grands pas où la jonglerie des messieurs compte beaucoup au niveau de l’improvisation.

La Kizomba (qui signifie « fête » dans la langue Kimbundo) a inspiré l’expression kizomba comme danse. C’est un style de zouk originaire de l'Angola, qui est devenu populaire en France et en Europe. C'est un dérivé du semba, lui-même dérivé du terme zemba, un ancêtre de la samba brésilienne, avec de très fortes influences de zouk, après que Kassav' ait donné un concert dans la capitale angolaise dans les années 1980 !

En Angola, la kizomba est une institution! Pas de déjeuner de famille sans un air de kizomba, pas de fête sans tournoyer à deux autour des baffles (gigantesques) diffusant la douce valse locale, pas d'embouteillages sans une bonne kizomba à la radio.

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Le Kuduro est une fusion de musique rap avec des styles typiquement africains créés et mixés par de jeunes angolais. Le kuduro a gagné l’ensemble des pays lusophones. Le kuduro se danse en se déhanchant de chaque côté en deux temps.

L’origine de la danse est très drôle et semble connue de tous : cette danse très récente a été inventée par Tony Amado en 1996.

Le kuduro vient graphiquement de « ku duro » littéralement « cul dur » en portugais.

Diffusé tout d'abord via les radios des transports en commun, il est considéré comme l'un des sous-genres de la musique électronique africaine comme le kwaito (Afrique du Sud). Tout comme la danse funk brésilienne dont il est proche, il dérive du son Miami Bass californien. Les paroles sont engagées et chantées en portugais.

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Tony Amado a inventé la danse kuduro en s'inspirant à la fois d'une attitude de Jean-Claude Van Damme et d'une danse de Malanje.

Tony Amado raconte : “Un jour j’ai vu un film où Jean-Claude Van Damme dansait en étant saoul (Kickboxer). Il était tellement raide (kuduro). J’ai repris ses pas, accéléré un peu la cadence, et c’est ainsi qu’est née la danse. D’abord boycotté par les médias, le kuduro n’était diffusé que par les candongueiros, taxis collectifs de Luanda, et les discothèques populaires de la ville.”

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La Rebita est un genre de musique et de danse de salon angolaise qui démontre la vanité des messieurs et la beauté des dames. Elle est dansée à deux en chorégraphies coordonnées par le chef de la ronde, exécutant des gestes de générosité envers la légèreté de leurs dames au rythme de la massemba.

La Kazukuta est la danse par excellence du trépignement lent, suivi d’oscillations corporelles se tenant sur son partenaire en tapant une fois avec le talon et la deuxième fois avec la pointe du pied en s’appuyant sur une canne ou sur un parapluie. Les musiciens utilisent certains instruments : boîtes de conserve, dikanza, bouteilles, des barils en fer. Pour un effet de variations rythmées, ils utilisent le cornet de laiton. Les danseurs sont vêtus de pantalons lisses et d’une veste. Ils cachent leur visage avec un masque pour mieux caricaturer l’ennemi.

La Kabetula est une danse de carnaval de la région de Bengo. Elle se danse avec de petits trémoussements rapides suivis de sauts acrobatiques. Les danseurs sont vêtus de chemises blanches ou bien dansent torse nu.

Musique

Les styles musicaux angolais sont très fortement liés aux différentes danses pratiquées dans le pays.

Plus la musique est forte, plus la danse sera intense. Comme dans bon nombre de cultures, et particulièrement dans la culture latine, la musique fait partie intégrante du quotidien, il faut donc s’habituer à un volume sonore toujours très impressionnant.

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